Langue source et langue cible

Traduire consiste à transmettre un message écrit dans une langue A en son équivalent dans une langue B. La langue A est appelée langue source et B langue cible. La source désigne le point de départ. La cible est l’objectif à atteindre.

Si vous détenez un document rédigé en anglais et que vous désirez le faire traduire en allemand et en français, la langue source du document est l’anglais et les langues cibles sont l’allemand et le français.

Mots source

Généralement, le devis d’une traduction est établi, entre autres, sur la base du nombre de mots source. Cette unité détermine le volume à traduire.

Il semble évident que la traduction d’un manuel d’utilisation de 15 pages sera moins coûteux que celle d’un manuel du même secteur constitué de 60 pages.

On utilise alors Word, un logiciel de TAO ou tout autre programme (pour les fichiers incompatibles), afin d’évaluer le nombre de mots du document à traduire. Lorsqu’il est impossible de déterminer précisément le nombre de mots source, le prix sera soit forfaitaire, soit calculé en fonction du nombre de mots cible ou d’un tarif horaire.

Attention : certaines missions, comme la localisation d’un slogan par exemple, ne seront pas évaluées au mot car le volume est, dans ce cas, un critère peu représentatif du travail fourni.

Idiotismes ou expressions idiomatiques

Les idiotismes sont des expressions typiques à une langue ou à une région. Il est clair que « It’s raining cats and dogs » ne peut être traduit par « Il pleut des chats et des chiens » mais bien par « Il pleut des cordes ». Malheureusement, certains idiotismes sont moins évidents à déceler.

Logiciel de TAO

La TAO, c’est un peu notre CAO.

Les logiciels de TAO (ou CAT tools) assurent la cohérence non seulement au sein d’un texte spécifique, mais aussi à travers toutes les traductions réalisées pour vous par votre traducteur.

La plupart de ces logiciels sont de plus dotés de systèmes d’assurance qualité linguistique et automatisée permettant au traducteur et au(x) relecteur(s) de passer la traduction à la loupe selon divers critères.

De même, si vous disposez de documents déjà traduits ou rédigés dans la langue cible, certains logiciels de TAO permettent de les utiliser comme références.

Distinction entre mémoire de traduction et traduction automatique

Pour en savoir plus

sur les outils de TAO

Les outils de TAO nous permettent, entre autre d’importer vos terminologie, glossaire et TM.

Terminologie, glossaire et mémoire de traduction

La terminologie est le vocabulaire utilisé dans un domaine précis.

Vous pouvez rassembler, avec l’aide de votre traducteur, la terminologie spécifique à utiliser dans le cadre de vos communications d’entreprise sous la forme d’un lexique (dans la langue cible) ou d’un glossaire (bilingue). Cela permettra de renforcer votre ligne éditoriale.

Le glossaire est une liste de mots traduits

Constituer un glossaire précis pour votre entreprise, assure une meilleur cohérence à travers vos supports de communication. Vous pouvez également établir une liste de termes à bannir de votre communication.

Une grande enseigne d’articles de luxe n’utilise jamais « simili cuir » et nous a demandé de lui préférer « façon cuir ».

Ce glossaire (éventuellement assorti de la liste des mots interdits), une fois constitué, pourra être utilisé dans toutes vos traductions.

La mémoire de traduction est une mise en parallèle de toutes les phrases en langues source et cible

La mémoire de traduction, ou TM est utilisée par les logiciels de TAO (voir plus haut) et permet au traducteur de comparer chaque phrase de la traduction qu’il réalise avec les précédentes et ainsi de vous garantir une cohérence maximale au fil de vos communications.

Traduction, localisation et transcréation

Toutes trois désignent une forme de traduction mais chacune avec ses nuances.

La traduction est la transposition d’un message écrit d’une langue dans une autre. Le message reste identique même si la structure des phrases peut être remaniée.

La localisation est une traduction adaptée à une culture spécifique. Le message reste identique, la formulation reste proche malgré quelques adaptations au public cible, des images peuvent nécessiter des modifications.

La localisation d’un logiciel est son adaptation à d’autres nations ou cultures. Outre la traduction de l’interface, elle peut inclure la traduction de l’interface graphique, de l’aide en ligne et de la documentation. De nombreux tests sont nécessaires afin de vérifier qu’elle est à la fois correcte, cohérente et complète.

La transcréation est une traduction adaptée à un public cible visant à atteindre un objectif de communication plutôt que la transmission littérale d’un message. Le vocabulaire de la marque est soigneusement étudié, les formulations sont retravaillées et les images peuvent être entièrement modifiées pour mieux toucher le public cible. Les slogans doivent être réétudiés, de même que les arguments. Il s’agit d’un travail de marketing bien plus avancé.

Révision, relecture et post-édition

Après la traduction, une révision est normalement nécessaire. Il s’agit d’une vérification du document cible confronté au document source. Le document traduit doit atteindre les mêmes objectifs que le document source et contenir l’ensemble des informations. Outre le contenu, le linguiste vérifie la grammaire, la ponctuation, l’orthographe, la terminologie, le style, etc.

Ensuite, devrait venir une relecture. C’est une dernière vérification du seul document cible pour supprimer les dernières coquilles éventuelles et retravailler le style, le cas échéant.

Lorsque l’on parle de post-édition, il s’agit de retravailler un texte après une traduction mécanique (ou automatique). Pas de traduction humaine dans ce cas, on passe directement à la révision.

Traducteur et interprète

Un traducteur travaille à l’écrit.

Un interprète écoute un message et le retransmet oralement.

Vous voulez en savoir plus ? Vous avez besoin d’éclaircissement ? Vous désirez nuancer un point ? N’hésitez pas à commenter ou à nous contacter.

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